Tout comme pour l’escalade, Isabelle s’investit chaque jour un peu plus. Elle devient boulimique de kilomètres, elle veut rouler, rouler et toujours rouler. Elle fait un peu d’endurance, de la course sur glace et du kart cross. Des disciplines très différentes, mais elle est toujours à la recherche de ce qui pourrait la rapprocher du rallye raid. C’est Cyril Neveu qui lui permettra de rencontrer ce « nouveau monde ». Fred Vivier cherche un co-pilote pour le Rallye de Tunisie 2000. Le baquet de droite n’est pas vraiment ce qui attire Isabelle, mais elle sait que ce sera la clé pour pousser la porte. Elle accepte. L’expérience sera de courte durée, puisque le moteur casse au bout de 70 km dans la première spéciale. Isabelle passe sa première nuit dans le désert…une nuit qu’elle n’oubliera jamais ! Ce rapide passage sur les pistes ne fait qu’aiguiser un peu plus ses appétits. Elle participe ensuite au Trophée des Gazelles, juste le temps de s’apercevoir que ce monde 100% féminin ne lui convient pas particulièrement. Ce qu’elle cherche, c’est la compétition, la vraie.
Il y aura aussi le Master rallye, mais le grand rendez-vous, celui qu’Isabelle attend depuis longtemps sera le Dakar. Elle s’inscrit à son premier Dakar en 2002 en compagnie d’un ami de toujours, le navigateur Steve Ravussin. Une course qui cette fois encore tournera court, mais elle fera une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière. En panne sur la piste, Isabelle voit arriver un bon samaritain prêt à les aider. Le co-équipier plutôt décontracté et d’un naturel nonchalant impressionne la jeune femme, ce n’est autre que Bernard Irissou. Le personnage séduit Isabelle et des liens d’amitié se créent. Bernard semble lui aussi impressionné par cette championne d’escalade au tempérament bien trempé : « Si
tu cherches un jour un co-pilote, je suis partant… »
Il y aura aussi le Master rallye, mais le grand rendez-vous, celui qu’Isabelle attend depuis longtemps sera le Dakar. Elle s’inscrit à son premier Dakar en 2002 en compagnie d’un ami de toujours, le navigateur Steve Ravussin. Une course qui cette fois encore tournera court, mais elle fera une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière. En panne sur la piste, Isabelle voit arriver un bon samaritain prêt à les aider. Le co-équipier plutôt décontracté et d’un naturel nonchalant impressionne la jeune femme, ce n’est autre que Bernard Irissou. Le personnage séduit Isabelle et des liens d’amitié se créent. Bernard semble lui aussi impressionné par cette championne d’escalade au tempérament bien trempé : « Si
tu cherches un jour un co-pilote, je suis partant… »
En 2003, Isabelle aborde son deuxième Dakar, toujours en compagnie de Steve Ravussin. Elle se retrouve au volant de Choupette, un buggy sur-vitaminé aux formes généreuses et se fait remarquer pour la première fois par son coup de volant. Au cours de la saison 2003 les rallye de Tunisie et du Maroc sont au programme. Steve Ravussin, navigateur émérite reprend la mer et Isabelle pense à Bernard Irissou. Le tandem est alors formé.
Le Dakar 2004 marque pour Isabelle un véritable tournant, elle aborde la discipline sous un aspect plus professionnel. Ses résultats au volant de Choupette ont séduit Nissan France qui contacte la jeune femme et lui propose d’intégrer le Team Nissan France Dessoude. Ses équipiers seront Kenjiro Shinozuka, Paul Belmondo ou Thierry De Lavergne. Le Challenge est de taille, mais Isabelle a bien compris l’enjeu. C’est l’occasion de vivre son rêve : devenir pilote professionnel.
« Lorsque j’ai intégré le Team Nissan France Dessoude, j’ai senti que je franchissais un cap. J’entrais dans une structure organisée. On me donnait les moyens techniques et humains, mais on attendait aussi de moi une réelle implication et des résultats. Il y a une succession de déclics qui se sont produits, et à chaque fois je savais avec un peu plus de certitude que le
rallye raid était vraiment « ma » discipline. Le Dakar s’est plutôt bien passé et nous avons terminé en seconde position de la catégorie T1. Un résultat plutôt encourageant… »
En effet, après le Dakar, Nissan s’engage aux cotés d’Isabelle sur la saison 2004. Cette fois l’objectif est clair, gagner la Coupe du Monde en catégorie T1… Isabelle relève ce Challenge et s’investit à 200% pour accomplir la mission. En Février, afin de préparer au mieux la Tunisie, épreuve où le sable règne en maître, Isabelle participe au Desert Express à Oman. Cette épreuve hors Coupe du Monde ne compte que des T1. Isabelle gagne le classement scratch, mais plus que cette victoire, ce qu’elle retiendra de cette semaine là, c’est l’énorme expérience qu’elle y a acquis. Elle s’applique au franchissement des dunes et surtout parvient de mieux en mieux à maîtriser son Nissan Pathfinder. Elle se sent parfaitement à l’aise au volant de cette voiture légère et agile qu’elle dompte au fil des kilomètres. Oman a également un effet bénéfique sur Bernard. Sur cette course atypique, pas de road book, c’est un véritable jeu de piste au niveau navigation où il faut sans arrêt prouver son esprit déductif et son flair. Bernard avoue que sur cette épreuve, il a progressé comme jamais.
Le Dakar 2004 marque pour Isabelle un véritable tournant, elle aborde la discipline sous un aspect plus professionnel. Ses résultats au volant de Choupette ont séduit Nissan France qui contacte la jeune femme et lui propose d’intégrer le Team Nissan France Dessoude. Ses équipiers seront Kenjiro Shinozuka, Paul Belmondo ou Thierry De Lavergne. Le Challenge est de taille, mais Isabelle a bien compris l’enjeu. C’est l’occasion de vivre son rêve : devenir pilote professionnel.
« Lorsque j’ai intégré le Team Nissan France Dessoude, j’ai senti que je franchissais un cap. J’entrais dans une structure organisée. On me donnait les moyens techniques et humains, mais on attendait aussi de moi une réelle implication et des résultats. Il y a une succession de déclics qui se sont produits, et à chaque fois je savais avec un peu plus de certitude que le
rallye raid était vraiment « ma » discipline. Le Dakar s’est plutôt bien passé et nous avons terminé en seconde position de la catégorie T1. Un résultat plutôt encourageant… »
En effet, après le Dakar, Nissan s’engage aux cotés d’Isabelle sur la saison 2004. Cette fois l’objectif est clair, gagner la Coupe du Monde en catégorie T1… Isabelle relève ce Challenge et s’investit à 200% pour accomplir la mission. En Février, afin de préparer au mieux la Tunisie, épreuve où le sable règne en maître, Isabelle participe au Desert Express à Oman. Cette épreuve hors Coupe du Monde ne compte que des T1. Isabelle gagne le classement scratch, mais plus que cette victoire, ce qu’elle retiendra de cette semaine là, c’est l’énorme expérience qu’elle y a acquis. Elle s’applique au franchissement des dunes et surtout parvient de mieux en mieux à maîtriser son Nissan Pathfinder. Elle se sent parfaitement à l’aise au volant de cette voiture légère et agile qu’elle dompte au fil des kilomètres. Oman a également un effet bénéfique sur Bernard. Sur cette course atypique, pas de road book, c’est un véritable jeu de piste au niveau navigation où il faut sans arrêt prouver son esprit déductif et son flair. Bernard avoue que sur cette épreuve, il a progressé comme jamais.
C’est donc un équipage affûté et sur-motivé qui se présente au départ du rallye de Tunisie en avril, première manche de la Coupe du Monde des rallyes Tout Terrain. Isabelle sait qu’en T1 la concurrence est féroce et que son principal adversaire, Jean Pierre Strugo n’est pas un débutant. Un peu tendu au départ, l’équipage prend confiance au fil des kilomètres. Isabelle gère
parfaitement sa course et sa machine. Pour Bernard, plus appliqué que jamais, les notes tombent avec régularité et précision. Pas d’erreur de navigation ou de pilotage. Le « couple » est en osmose parfaite. Après une semaine de course, l’équipage Patissier-Irissou signe son premier succès sur une manche de la Coupe du Monde.
«En Tunisie, j’ai pris conscience de beaucoup de choses. Avant de partir je pensais que l’objectif que l’on m’avait fixé serait terrible. Mais j’ai appris qu’il ne faut pas se laisser impressionner. Une victoire n’est jamais facile, il faut s’investir à fond, mais j’ai réalisé qu’en essayant de contrôler les choses, en essayant de les anticiper on pouvait se donner les meilleures chances pour parvenir au but. Après la Tunisie, j’ai senti que finalement tout était possible et que l’objectif Coupe du Monde était envisageable. Le rallye du Maroc l’a confirmé…»
En juin, c’est au Maroc que les protagonistes de la Coupe du Monde se sont donné rendez-vous. Cette année le rallye est court mais très difficile. Empruntant dans sa quasi-totalité un parcours nouveau, les surprises peuvent être nombreuses. Tout comme en Tunisie, Isabelle fait une course parfaite. Elle contient ses adversaires et termine le rallye avec une très confortable avance. En s’adjugeant une deuxième victoire consécutive, l’équipage prend le large au classement de la Coupe du Monde. Après l’arrivée de ce rallye du Maroc, Isabelle livrait ses impressions
« Ce qui me motive vraiment c’est la notion d’équipe. Ces deux victoires, elles reviennent autant à l’équipe qu’à l’équipage. Les mécaniciens se donnent à fond parce qu’ils ont un objectif, la gagne ! Sans eux rien n’est possible. Je dois aussi rendre hommage à Bernard. L’histoire que nous sommes en train d’écrire, nous l’écrivons à deux. Il s’implique chaque jour un peu plus, il progresse autant en navigation que je progresse en pilotage. Nous faisons le chemin ensemble et chacun évolue au fil des courses dans sa spécialité. Ce qui a changé pour moi en intégrant l’équipe Nissan, c’est la notion de responsabilité. Je me sens aujourd’hui responsable de la voiture, du co-pilote et des objectifs que l’on m’a fixé. Et surtout je ne souhaiterai pas décevoir mon équipe et la confiance qu’elle a placée en moi. La route est encore longue jusqu’au titre, mais le désir de réussir est décuplé…Ce qui m’arrive aujourd’hui est une véritable chance. J’ai conscience que je suis une privilégiée et je suis heureuse chaque jour de pouvoir vivre ma passion dans de telles conditions. Nissan m’a fait confiance et je ne les remercierai jamais assez de m’avoir donné les moyens de m’exprimer. Souvent, je cite cette phrase fétiche : que du bonheur ! Mais c’est sincère. Pour moi la compétition est faite de cela. Je suis passionnée et motivée à 400 %, exigeante et parfois un peu impatiente, mais le succès est à ce prix. »
parfaitement sa course et sa machine. Pour Bernard, plus appliqué que jamais, les notes tombent avec régularité et précision. Pas d’erreur de navigation ou de pilotage. Le « couple » est en osmose parfaite. Après une semaine de course, l’équipage Patissier-Irissou signe son premier succès sur une manche de la Coupe du Monde.
«En Tunisie, j’ai pris conscience de beaucoup de choses. Avant de partir je pensais que l’objectif que l’on m’avait fixé serait terrible. Mais j’ai appris qu’il ne faut pas se laisser impressionner. Une victoire n’est jamais facile, il faut s’investir à fond, mais j’ai réalisé qu’en essayant de contrôler les choses, en essayant de les anticiper on pouvait se donner les meilleures chances pour parvenir au but. Après la Tunisie, j’ai senti que finalement tout était possible et que l’objectif Coupe du Monde était envisageable. Le rallye du Maroc l’a confirmé…»
En juin, c’est au Maroc que les protagonistes de la Coupe du Monde se sont donné rendez-vous. Cette année le rallye est court mais très difficile. Empruntant dans sa quasi-totalité un parcours nouveau, les surprises peuvent être nombreuses. Tout comme en Tunisie, Isabelle fait une course parfaite. Elle contient ses adversaires et termine le rallye avec une très confortable avance. En s’adjugeant une deuxième victoire consécutive, l’équipage prend le large au classement de la Coupe du Monde. Après l’arrivée de ce rallye du Maroc, Isabelle livrait ses impressions
« Ce qui me motive vraiment c’est la notion d’équipe. Ces deux victoires, elles reviennent autant à l’équipe qu’à l’équipage. Les mécaniciens se donnent à fond parce qu’ils ont un objectif, la gagne ! Sans eux rien n’est possible. Je dois aussi rendre hommage à Bernard. L’histoire que nous sommes en train d’écrire, nous l’écrivons à deux. Il s’implique chaque jour un peu plus, il progresse autant en navigation que je progresse en pilotage. Nous faisons le chemin ensemble et chacun évolue au fil des courses dans sa spécialité. Ce qui a changé pour moi en intégrant l’équipe Nissan, c’est la notion de responsabilité. Je me sens aujourd’hui responsable de la voiture, du co-pilote et des objectifs que l’on m’a fixé. Et surtout je ne souhaiterai pas décevoir mon équipe et la confiance qu’elle a placée en moi. La route est encore longue jusqu’au titre, mais le désir de réussir est décuplé…Ce qui m’arrive aujourd’hui est une véritable chance. J’ai conscience que je suis une privilégiée et je suis heureuse chaque jour de pouvoir vivre ma passion dans de telles conditions. Nissan m’a fait confiance et je ne les remercierai jamais assez de m’avoir donné les moyens de m’exprimer. Souvent, je cite cette phrase fétiche : que du bonheur ! Mais c’est sincère. Pour moi la compétition est faite de cela. Je suis passionnée et motivée à 400 %, exigeante et parfois un peu impatiente, mais le succès est à ce prix. »
Après le Maroc ce fut le Rallye d’Orient en Turquie. Toujours aussi motivés, nos deux compères s’adjugent à nouveau une victoire en T1. Cette fois, Isabelle touche au but. Le titre est quasiment assuré. Si la Baja Italienne, annulée en début de saison, n’est pas remplacée, elle devient intouchable au classement général. Malgré tout, et pour préparer le Dakar, il est décidé que l’équipage s’alignera au départ de l’UAE Desert Challenge. Après une course difficile et éprouvante, Isabelle et Bernard terminent seconds en T1. Cette fois c’est sûr, ils sont Champions…
Isabelle Patissier offre à Nissan le titre constructeur 2004 en catégorie Production (voitures proches de la série) sur la Coupe du Monde des Rallyes Tout Terrain. Un titre convoité mais aussi une performance de taille. Elle devient également la première féminine à conquérir cette couronne.
Quelle que fut l’issue de la Coupe du Monde, Nissan France souhaitait déjà poursuivre l’aventure avec Isabelle en 2005. Elle participera au Dakar sur un Nissan Pathfinder T1 en essayant d’accrocher cette fois la victoire. Sur la Coupe du Monde 2005, elle passera à la vitesse supérieure puisqu’elle sera engagée en catégorie T2 sur le tout nouveau Nissan Pathfinder. Une nouvelle étape à franchir et toujours un seul et même objectif : être devant…le seul leitmotiv des champions…
Isabelle Patissier offre à Nissan le titre constructeur 2004 en catégorie Production (voitures proches de la série) sur la Coupe du Monde des Rallyes Tout Terrain. Un titre convoité mais aussi une performance de taille. Elle devient également la première féminine à conquérir cette couronne.
Quelle que fut l’issue de la Coupe du Monde, Nissan France souhaitait déjà poursuivre l’aventure avec Isabelle en 2005. Elle participera au Dakar sur un Nissan Pathfinder T1 en essayant d’accrocher cette fois la victoire. Sur la Coupe du Monde 2005, elle passera à la vitesse supérieure puisqu’elle sera engagée en catégorie T2 sur le tout nouveau Nissan Pathfinder. Une nouvelle étape à franchir et toujours un seul et même objectif : être devant…le seul leitmotiv des champions…












